La Bretagne durant l’Antiquité

Pour établir les choses, nous partirons de la période antique au moment ou les Celtes et les Gaulois son encore maître du territoire. C’est à dire une période allant globalement de 500 à 56 avant J-C. Pour commencer, la Bretagne et les bretons n’ont pas toujours été appelés comme ceci. En effet durant l’Antiquité, les bretons étaient dénommer son le nom « d’Armoricain« . Pourquoi ? Car le territoire sur lequel vivaient ces tribus étaient communément appelé Armorique.
Au sein même de l’Armorique, coexistait déjà différents peuples, qu’on peut répartir en 5 groupe distinct qui fait penser, notamment de par leur répartition et emplacement, aux fameux 5 départements bretons. Néanmoins toute comparaison s’arrête ici. Bien qu’il pourrait être intéressant de faire le liens entre ces tribus et ces départements, il d’agit ici d’une pure coïncidence et il n’y a donc aucun lien direct entre ceux-ci. Ainsi comme indiqué sur la carte ci-dessus, les 5 tribus régnantes sur la bretagne gauloise, bien avant l’arrivé des fameux romains menés par un certain Jules César, étaient les Osismes, les Vénètes, les Coriosolites, les Riedones et enfin les Namnètes.
Pour faire une courte rétrospective, nous allons voir brièvement chacune de ces tribus.
En premier, les Osismes, occupant l’actuel Finistère et une partie des Côtes d’Armor, il n’y pas vraiment de capitale connu pour ce peuple, néanmoins, ceux-ci étaient connu pour leur habileté dans le domaine de la navigation maritime. Autre flèche à leur arc, cet tribus était aussi réputée pour le commerce maritime
Deuxièmement, autre grande tribu de l’Armorique, les Coriosolites occupaient une grande partie des Côtes-d’Armor et au nord-ouest de l’Ille-et-Vilaine. A la différence des Osismes, on estime que leur capitale était probablement Fanum Martis, soit l’actuelle Corseul. Cette tribu est notamment connu pour un fais d’arme particulier, celui d’avoir participé à la coalition contre les romains, lors de la conquête de la Gaulle.
Viennent ensuite les Vénètes, qui même si leur territoire n’était pas le plus gros, ils étaient l’une des tribus les plus puissantes de l’Armorique. Ils occupaient le sud du Morbihan actuel, avec pour capitale Darioritum, actuellement Vannes. Célèbres pour leur marine et leur commerce maritime, ils ont mené une importante résistance contre Jules César en 56 av. J.-C.
Les Riedones, aussi nommé les Redones, occupaient le territoire correspondant à l’actuel bassin de Rennes en Ille-et-Vilaine. Leur capitale était la fameuse ville de Condate, qui deviendra plus tard Rennes. Eux aussi, ont participé à la coalition armoricaine contre les Romains.
Enfin, les Namnètes étaient établis dans la région de l’embouchure de la Loire, autour de l’actuelle Nantes autrefois appelé Condevincum. Leur territoire correspondait approximativement à l’actuelle Loire-Atlantique. Ils contrôlaient une partie importante du commerce fluvial sur la Loire.
Le Temps de la conquête romaine et la romanisation

La conquête romaine de l’Armorique s’est déroulée dans le cadre plus large de la guerre des Gaules menée par Jules César.
- Premières campagnes (57-56 av. J.-C.)
En 57 av. J.-C., César envoie son lieutenant Publius Crassus soumettre les peuples armoricains. Initialement, les tribus se soumettent sans combattre, reconnaissant l’autorité romaine[1].
- Révolte des Vénètes (56 av. J.-C.)
En 56 av. J.-C., les Vénètes, peuple marin puissant, se révoltent contre l’occupation romaine. Ils forment une coalition avec d’autres tribus armoricaines, notamment les Osismes, les Namnètes, les Coriosolites et les Riedones.
Les Vénètes rassemblent une flotte de 220 navires pour affronter les Romains. César fait construire une flotte pour les combattre. La bataille navale décisive a lieu en septembre 56 av. J.-C., probablement dans le golfe du Morbihan ou en baie de Quiberon. Malgré leur supériorité navale, les Vénètes sont vaincus, principalement à cause d’un manque de vent qui les empêche de manœuvrer efficacement.
Simultanément, les Romains remportent des victoires terrestres contre les Coriosolites près d’Avranches, et contre une coalition d’Osismes, Vénètes, Namnètes et Riedones dans la région d’Amanlis.
- Campagnes suivantes et pacification
Malgré ces défaites, des révoltes continuent d’éclater dans les années suivantes. En 54 av. J.-C., une nouvelle coalition armoricaine se forme, mais elle est rapidement dispersée par l’intervention de César[1].
La défaite de Vercingétorix à Alésia en 52 av. J.-C. marque la fin de la résistance gauloise organisée, y compris en Armorique[1].
La Romanisation

L’Armorique romaine a connu une période d’intégration et de prospérité après la conquête par Jules César, tout en conservant certaines spécificités culturelles. En 57-56 av. J.-C., Jules César soumet les tribus armoricaines dans le cadre de la guerre des Gaules. Une révolte menée par les Vénètes en 56 av. J.-C. est écrasée par les Romains, et après la défaite de Vercingétorix en 52 av. J.-C., l’Armorique est définitivement intégrée à l’Empire romain.
Sous les règnes de Claude et Néron, l’intégration culturelle et économique s’accélère, et le IIe siècle marque un âge d’or pour l’Armorique romaine, avec une période de paix et de prospérité. Cette époque voit le développement urbain avec la fondation de villes comme Condate (Rennes) et Darioritum (Vannes), ainsi que la construction d’un réseau routier reliant les principales cités. L’Armorique s’intègre également dans les circuits commerciaux de l’Empire, stimulant ainsi son économie.
Malgré cette intégration, la culture locale persiste. Un syncrétisme religieux émerge, mêlant les divinités romaines aux cultes locaux, tandis que certaines traditions celtiques demeurent, surtout dans les zones rurales. La langue gauloise coexiste avec le latin, particulièrement dans les campagnes.
Cependant, la romanisation est inégale : elle est plus forte dans les villes et moins profonde dans les campagnes. L’ouest de la Gaule, dont l’Armorique fait partie, est considéré comme moins profondément romanisé que d’autres régions. Des tensions sociales persistent également, avec des soulèvements populaires entre le IIe et le Ve siècle.
En conclusion, l’Armorique romaine connaît une véritable intégration à l’Empire tout en conservant certaines spécificités culturelles. Cette dualité entre héritage romain et traditions celtiques contribuera à forger l’identité bretonne future, marquant ainsi un tournant décisif dans l’histoire de la région.
